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Le tonnelier et son apprenti

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La transmission du savoir-faire est l’un des grands enjeux actuels
de la viticulture française et en particulier charentaise.

L’école en entreprise de tonnellerie semble avoir toujours existé. Elle a en revanche évolué vers une formation diplômante en CAP, sous l’impulsion notamment des charentais Jean Taransaud et Jean Vicard. Elle s’adresse à des jeunes venant de l’ébénisterie ou de la menuiserie.

Après une sélection sur dossier et une période  d’essai d’une semaine, les apprentis passent sous la houlette du maître tonnelier. Il leur fait découvrir les différents types de chêne (rouvre, sessile à grains fins, chêne pédonculé à gros grains). Une fois cette connaissance de la matière première acquise, il leur apprend à découper le bois pour obtenir les merrains.

Au cours de la formation, les élèves apprennent à déceler les défauts du bois : nœuds, chèvres, roulures, gélivures, aubiers. Ils découvrent aussi l’importance du temps de séchage des merrains sur parc, qui permet d’enlever les tannins les plus amers. C’est seulement après cette phase que les douelles sont enlevées et cintrées avant de jouer sur les différentes chauffes : moyenne, moyenne plus et forte. Les élèves apprendront ensuite à jouer sur les températures et des temps de chauffe plus ou moins longs.

 « Un élève apprend d’abord à fabriquer un fût entièrement à la main avec une quinzaine d’outils pendant deux ans »

Dans l’apprentissage de la tonnellerie réside une transmission. Celle de la noblesse de la matière, mais aussi de la connaissance des outils et de leurs usages : la coulombe pour jointer les douelles, la guillotine pour en faire l’arrondi, le couteau de revers pour les évider et la bastringue pour blanchir le fût sur sa partie arrondie. Sans oublier la plane droite, la marotte, le marteau et la chasse. Une connaissance nécessaire, car pendant deux ans, les élèves apprennent d’abord à fabriquer un fût entièrement à la main avec une quinzaine d’outils, même si la production a été très largement mécanisée ces dernières décennies. C’est une école de la rigueur et de la patience car les tâches sont extrêmement répétitives.

Après l’obtention de son diplôme, l’apprenti sera polyvalent et pourra évoluer vers les grands contenants et devenir foudrier. Fabriquer des barriques ou des fûts est un métier gratifiant.
Avec l’expérience, les tonneliers sont amenés à se rendre dans les maisons de négoce et dans les domaines viticoles les plus prestigieux et ainsi connaître la destinée de leurs créations.

Ceux qui souhaitent en apprendre davantage peuvent se tourner vers un compagnonnage ou vers le concours des Meilleurs Ouvriers de France. On retrouve souvent les tenants de cette distinction dans les écoles d’entreprise, formant les apprentis de la tonnellerie.

La transmission est indéniablement l’un des grands enjeux actuels de la viticulture française et en particulier charentaise, et à cognac.
©Marion Dubier-Clark
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